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La guerre de cent ans

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La guerre de cent ans est le nom donné à une série de conflits entre la France et l'Angleterre de 1337 à 1453.

Victoires Anglaises (1337-1360)

La guerre commence donc officiellement en 1337 quand Edouard III d'Angleterre refuse son allégeance au roi de France Philippe VI. Au début du conflit, les Anglais enchainent les victoires (Crécy en 1346, Calais). En 1355, le Prince Noir, fils d'Edouard III effectue une chevauchée depuis Bordeaux (Alors en Guyenne anglaise) jusqu'aux portes de la cité de Carcassonne pillant et brûlant sur son passage. En 1356, à la bataille de Maupertuis (Poitiers), le roi de France Jean le Bon est fait prisonnier et enfermé au château de Gençay. Durant cette période, Bertrand du Guesclin se fait déjà connaitre en défendant avec succès Dinan assiégée par les troupes anglaises. Après le traité de Brétigny en 1360, les anglais obtiennent le Poitou, le Limousin, le Périgord, le Quercy et le Rouergue.

Le réveil Francais(1364-1380)

Charles V et Bertrand du Guesclin (nommé connétable) entreprennent la reconquête des provinces tenues par les Anglais. Ainsi, dans le Poitou et le Limousin, Du Guesclin reprends le château des Cars (1373) puis Gencay et Montreuil-Bonin (1375) . Ses troupes s'emparent également de Suscinio (1373), Saint Sauveur le Vicomte (1375) et de Fort la Latte (1379) en Bretagne. En 1380, les Anglais ont presque tout reperdu sauf Calais et une partie de la Guyenne.

Les « routiers » de la guerre de cent ans

Les grandes compagnies étaient des troupes de mercenaires utilisés pendant le conflit et qui pratiquaient le pillage pour leur propre compte pendant les période de paix.
Ils étaient appelés « routiers » car appartenant à une route (troupe). C'est ainsi qu'après la paix de Brétigny, en 1360, ils ravagèrent une bonne partie de la France. Beaucoup de châteaux furent pris par ces routiers et il était difficile de les en déloger. En 1361 Seguin de Badefol prend le château de Saint-Ilpize. Belcastel sera également tenu par une de ces bandes jusqu'en 1378. Autoire est occupé par capitaine de routiers Bernard de La Salle à la solde des Anglais. En 1383, Alleuze devient le repaire d'un brigand, Bernard de Garlan, qui va rançonner le pays pendant sept ans. Il faudra un an pour déloger les routiers du château de Peyrelade. Un des plus connu de ces mercenaires, Rodrigue de Villandrando surnommé « L'Empereur des brigands » habite quelque temps le château de Montrozier.
Bertrand du Guesclin emmène une bonne partie de ces bandes en Espagne. Sous divers noms, ces bandes de brigands exercèrent sporadiquement leurs ravages jusqu'au milieu du XVe siècle. Elles disparurent définitivement quand Charles VII en incorpora les restes à l'armée permanente qu'il venait de créer.

Le retour Anglais(1380-1429)

Les deux pays sont secoués par des crises politiques et signent plusieurs traités de paix jusqu'en 1415. Cette année là, le roi d'Angleterre Henri V débarque en Normandie et écrase les Francais à Azincourt. Ils prennent Château-Gaillard (1417) puis Gisors (1419) et Arques-la-Bataille. En France, la guerre civile continue entre les Armagnacs et les Bourguignons. En 1420, est signé le traité de Troyes. Henri V épouse la fille du roi de France (Catherine de Valois) et devient l'héritier du royaume. Une espèce de double royauté s'installe alors. Les Anglais à Paris et Charles VII à Bourges.

Victoire Francaise (1429-1453)


Jeanne d'Arc rencontre le roi Charles VII à Chinon en 1429 et arrive à le convaincre de l'envoyer délivrer Orleans. Les français battent ensuite les Anglais à Patay. Son compagnon, La Hire prend Château-Gaillard. Avant son procès, Jeanne d'Arc est retenue au château de Robert le Diable. Le retour des Bourguignons dans le camp Français marque le début du repli Anglais. Ils sont chassés de Paris puis peu à peu de la Normandie. Charles des Marets reprend Dieppe en 1435 et Charles VII reprend Gisors en 1449 et enfin les anglais abandonnent la Normandie en 1450 (bataille de Formigny) puis Guyenne après la bataille de Castillon en 1453. Benauge fut le dernier bastion à se rendre au roi de France en 1453.