[PAGE D'ACCUEIL] Château de Couzans (Cantal)

LOCALISATION

Commune: Vebret. Au nord du hameau de Drulh.
Longitude 02° 32' 25.3'' E, Latitude 45° 21' 28'' N

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HISTORIQUE

1435 Construction du donjon carré par Antoine de Curières.
1511 Maurice de Chalus, neveu d'Antoine de Curières, hérite de Couzans.
1590 Le château est pillé par des brigands.
1596 Le vicomte de La Roche s'y établit de force et y commet des dévastations considérables.
1765 Passe par mariage à la famille de Fontange.
XIXe Rénové par l'architecte Edmé de Vaublanc, cousin du propriétaire.

Acte de violence à Couzans
On raconte que Maurice de Chalus eut avec les seigneurs de Chabannes et du Monestier des démêlés graves et qui finirent souvent par des actes de violence. Le seigneur du Monestier dont il avait épousé la sœur, irrité des nombreuses condamnations qu'il avait obtenues contre lui et des sommes considérables qu'il l avait contraint à lui payer se porta un jour aux plus graves excès à son égard. Dans la soirée d'un dimanche de 1536, il se rendit à Couzans à la tête d une bande de brigands armés et masqués, enveloppa silencieusement le château puis envoya un des siens y réclamer l'hos pitalité de la nuit comme étranger. L'hospitalité de la nuit, la retirance ne se refuse jamais dans les montagnes. Cet homme fut accueilli sans difficulté et introduisit à son tour, la nui,t la troupe à laquelle il appartenait. Devenu maître de la place par cette surprise le seigneur du Monestier se saisit de Maurice de Chalus et de sa femme, les força, le poignard sur la gorge, à lui remettre l'argent qui se trouvait dans le château et qui s'élevait à la somme énorme pour le temps de dix mille écus et leur fit subir les plus odieux traitements. Pendant que les choses se passaient ainsi à Couzans, Charles de Chalus fils aîné de Maurice, attiré à St Exupery sous prétexte d affaires à traiter, sans doute parce qu'on redoutait sa présence, y fut arrêté et jeté en prison, et ne fut rendu à la liberté que le lendemain, après que le pillage eut été consommé. Cet acte d'audacieux brigandage méritait un châtiment exemplaire. Maurice de Chalus se pourvut, en 1540, aux Grands-Jours; l'affaire fut instruite, et, par ordre du roi, les coupables durent être saisis morts ou vifs pour être jugés à Bordeaux mais l'his toire ne dit pas quel fut le jugement.